« La théorie des cordes, par ce garçon aux 33 étés, devient claire comme un ciel de juillet. Neuf voyages en solo au coeur d’un hyper-espace dont nous ne savons rien, mais qui s’emboîtent et s’imbriquent comme des mondes parallèles et inconnus. Ceux de Colin s’appellent “Descente Précipitée”, “Là où l’Eau est Noire”, “Au Bord de la Fosse”… Si ces titres invitent à plonger dans les entrailles de la Terre, c’est pour mieux extraire le magma qui s’en échappe silencieusement, sous des kilomètres d’océan. Un retour aux origines, glanées au gré de ses influences, de Debussy à Ballaké Sissoko. » – Vincent Giudicelli, LA BLOGOTHEQUE

« Au fil du voyage, Colin Faivre ne se contente pas d’explorer. Non, il découvre en fait son instrument, tente des expériences même s’il reste bien accroché au ton qu’il s’est choisi au début de chacune de ses improvisations. Sa pratique n’est donc pas expérimentale mais rêveuse & chercheuse ; peut-être qu’elle impressionne moins que d’autres (celle de Chadbourne par ex. au même instrument) mais elle laisse derrière elle de beaux souvenirs. » – Pierre Cécile, LE SON DU GRISLI

Le dormeur des abysses • Sémaphore, 2016

Colin Faivre propose un univers immersif, une expérience sonore. Son banjo baryton emmène l’auditeur au plus profond de lui-même au travers d’improvisations ancrées dans des basses enveloppantes et un son hors du commun.

Colin Faivre découvre très tôt la guitare que son père pratique et la musique baigne son enfance. C’est à 18 ans qu’il décide de s’approprier cet instrument en autodidacte, privilégiant l’improvisation comme mode d’apprentissage.

Il développe cette pratique en cherchant ce qui rend la musique vivante et ce qui relie sons et sensations. Une recherche qu’il prolonge en groupe avec l’association Ortanz. C’est là que le hasard des rencontres donne naissance à des projets musicaux parallèles tels que « Sourire Panique » ou « Super Granite » dans lesquels l’improvisation a la première place. Il découvre plus récemment la méditation exploratoire et utilise ses possibilités en lien avec la création musicale et son nouvel instrument, le banjo baryton. Aujourd’hui sa musique est influencée par celle de Colin Stetson, l’Ocelle Mare, Matt Eliott, Will Guthrie, Ballake Sissoko, Cheval de Frise et Debussy.

Son troisième album « Les dormeurs des abysses » a été publié en septembre 2016 chez Sémaphore.

« Pour improviser j’ai l’habitude de me définir un itinéraire en plaçant quelques balises pour orienter mes choix et je cherche ensuite à m’ouvrir aux plaisirs des mouvements intérieurs, à entrer en état d’écoute sensible. J’accueille ce qui se propose intuitivement en résonance avec l’espace où je me produis, puis je joue à lui donner forme. »

Le style de Colin Faivre est très personnel mais peut faire écho à la musique indienne ou à ce qu’on peut entendre sur un oud dans la musique orientale. Des lignes mélodiques planantes et souvent chargées d’une énergie forte. Il aime comparer l’improvisation à la méditation : une exploration intérieure au travers de laquelle les libertés de déplacements sont aussi multiples que les univers accessibles. « Les dormeurs des abysses » est une invitation à faire l’expérience d’un monde énigmatique constitué de paysages encore inexplorés, où la nature et l’imaginaire sont les forces dominantes.