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« Dans le genre crépusculaire, on avait pas entendu si beau et habité depuis les American Recordings de Johnny Cash ou Red Cross Disciple Of Christ Today de John Fahey. » – Olivier Lamm, LIBERATION

« La superposition du fingerpicking de Chapman et des sons tranchants de ses accompagnateurs produit des merveilles » – Olivier Nuc, LE FIGARO

« Avec 50, comme cinquante ans de carrière et autant d’albums, Michael Chapman ne s’appesantit pas sur le passé. Il fixe, droit devant, un horizon dégagé » – Philippe Mathé, MAGIC

« Un disque crépusculaire de plus qui ouvre en beauté la voie à une (re)découverte d’une carrière mal connue » – Hugo Cassavetti, TELERAMA

« Michael Chapman, en col bleu sous son habit d’argent » – François Gorin, TELERAMA

« Originaire du nord de l’Angleterre, admiré par David Bowie comme par Elton John, Michael Chapman s’est surtout fait connaître, au tournant des seventies, par son jeu de guitare virtuose, sa voix à la Dylan et son folk-blues acide rehaussé de cordes astrales » – Gilles Dupuy, LES INROCKS

« Un disque ovniesque à base de guitares sèches que la jeune garde (comparée à lui: Lucinda Williams, Thurston Moore, Gaz Coombes…) a raison d’adorer » – Jérôme Soligny, ROCK & FOLK

« L’éblouissant retour d’un maître de la guitare folk-blues » – Michka Assayas, VERY GOOD TRIP, FRANCE INTER

« En début d’année, il est revenu avec un très bel album 50, qui lorgne vers l’Amérique. Avec sa voix rocailleuse et ses guitares aériennes, Chapman y atteint des sommets » – Philippe Mathé, OUEST-FRANCE

50 • Paradise of Bachelors, 2017

Michael Chapman a transposé dans les années 1960 l’atmosphère et la syntaxe du blues dans un contexte britannique de réinvention et de déconstruction plutôt que d’imitation du genre. Chapman déploie de façon unique sa virtuosité et ses paroles résonnantes qui véhiculent ses rêveries plaintives sur les plaisirs et les périls de la vie dure. La gravité de son jeu et de ses chansons est devenue plus tranchante et enracinée au fil des années, comme un whisky tourbeux ou Bob Dylan.

Chapman est probablement le seul musicien dans l’histoire a avoir joué et enregistré avec Elton John, Thurston Moore (Sonic Youth), ou Mick Ronson (principal collaborateur de David Bowie dans les Spiders of Mars, futur membre de Mott the Hoople). David Bowie avait d’ailleurs recruté Mick Ronson dans son groupe après avoir entendu son superbe jeu sur l’album de Chapman Fully Qualified Survivor, l’album préféré de l’année 1970 du DJ anglais de la BBC John Peel; Elton John avait par ailleurs souhaité accueillir Michael dans son groupe peu après mais son producteur Gus Dudgeon s’en était mêlé et l’affaire avait capoté).

A la suite d’une campagne de rééditions menées par les labels Light in the Attic et Tompkins Square, les chansons de Michael Chapman ont été reprises récemment par Lucinda Williams, Kurt Vile, Hiss Golden Messenger, Meg Baird, ou encore William Tyler, et Michael a tourné avec les jeunes fidèles Bill Callahan, Jack Rose, Daniel Bachman, Ryley Walker, ce qui ne souligne que partiellement son influence sur trois générations de musiciens.

50 est le premier album depuis des années qu’il enregistre avec un groupe: ses amis le producteur Steve Gunn (aussi à la guitare, batterie et voix): Nathan Bowles (batterie, banjo, claviers, voix; membre de Pelt et des Black Twig Pickers); James Elkington (guitare, piano; Jeff Tweedy, Richard Thompson), et Jimy SeiTang (basse, synthétiseurs, voix). Son amie et lumineuse songwriteuse folk des années 60 Bridget St John a également participé avec sa superbe voix frémissante, fournissant un contrepoint dramatique à la voix rocailleuse de Michael.